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 No.4 • Mars 2005
s o m m a i r
e
MIEUX-ETRE Des
idées originales, ailleurs au Canada
ACTIVITÉ PHYSIQUE Jeunes
mais déjà « usés »
SANTÉ ET SÉCURITÉ Les jeunes en ont
plein le dos
La santé-sécurité au travail, ça s'apprend
tôt
COMMUNICATION Que
l'animateur... anime!
BONNE IDÉE ? Bière et café,
un seul brevage
LE
NOMBRE...
350
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On y est presque. Encore un peu de patience et les
bancs de neige vont laisser la place aux buissons, les pistes de
motoneige redeviendront des pistes cyclables et les coureurs à pied
commenceront à enlever des « pelures ».
Tant mieux, ce n’est pas trop tôt. On a beau aimer
les sports d’hiver, un peu de soleil et de chaleur ne fera jamais de
tort ! Ça aide même à se sentir jeune. Parlant de jeunesse,
cela pourrait être le thème de ce numéro du courrier du
Mieux-être : la jeunesse sensibilisée à la santé-sécurité au
travail, la jeunesse obèse mais qui prend du mieux et même la
jeunesse trop courte de ces athlètes adolescents déjà aux prises
avec des blessures de surentraînement.
Vous verrez que ce dernier sujet, dans la chronique
Activité physique, vous laissera pantois. Bonne
lecture!
Pierre Audet Président-directeur
général Olympe Inc. |
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MIEUX-ÊTRE

Des idées originales, ailleurs au
Canada
De bonnes nouvelles
« mieux-être » qui nous viennent de deux provinces
canadiennes.
En
Nouvelle-Écosse
Une étude réalisée par des chercheurs
du ministère provincial de la Santé, avec la collaboration de trois
universités, arrive à la conclusion que le taux d’obésité des
élèves a diminué de moitié dans des écoles où on a mis en place des
programmes de promotion de la santé et des saines habitudes
alimentaires.Parmi les 5200 élèves de cinquième
année couverts par l’étude, le taux d’obésité était de 10 % dans les
écoles « normales », mais tombait à 4 % dans les écoles
faisant activement la promotion de l’activité physique et la lutte à
la malbouffe. En lançant le projet en 2003, les
chercheurs s’attendaient à un résultat positif, mais ils ont tout de
même été surpris de l’ampleur du succès obtenu. Selon le site Internet de Radio-Canada
(www.radio-canada.ca),
qui rapportait l’information, le nombre de cas d’obésité chez les
enfants canadiens aurait triplé au cours des 15 dernières années.
Actuellement, un enfant sur trois aurait un excès de poids et un sur
dix serait obèse.
En Alberta
Puisque nous sommes à la saison des
impôts, que diriez-vous de pouvoir inscrire dans votre déclaration
un crédit d’impôt pour avoir pris soin de votre
santé ?C’est en tout cas l’idée avec laquelle
jongle la ministre albertaine de la Santé, Iris Evans :
récompenser ainsi les contribuables qui investissent dans leur santé
par exemple en s’abonnant à un centre sportif ou encore en
pratiquant régulièrement une activité récréative.Il serait alors possible aux citoyens
de l’Alberta de déduire ces investissements des sommes qu’ils
doivent payer à la province.Le Globe and Mail (www.theglobeandmail.com),
qui rapporte la nouvelle, mentionne que la ministre Evans
souhaiterait aller encore plus loin en offrant aux entreprises des
incitatifs à la mise en place d’infrastructures et de programmes
aidant leurs employés à faire de l’exercice.
Il semble que les propositions de la
ministre aient été généralement bien reçues et pourraient
s’appliquer dans un prochain budget du gouvernement de Ralph
Klein. |
ACTIVITÉ PHYSIQUE
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| Jeunes mais déjà « usés » |
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Une nageuse de 15 ans obligée d’abandonner son
sport en raison de douleurs récurrentes à l’épaule, un lanceur de
baseball de 16 ans qui vient de subir une reconstruction complète du
coude, une joueuse de soccer de 13 ans qui en est à sa deuxième
intervention majeure à un genou. Dans la salle d’attente des
spécialistes de la médecine sportive, vous verriez ce type de
client. De jeunes athlètes atteints de problèmes physiques qu’on ne
trouvait autrefois que chez les sportifs beaucoup plus âgés.
Des médecins interrogés par le New York
Times (www.nytimes.com)
affirment que le phénomène d’usure prématurée des jeunes sportifs
prend des proportions alarmantes. Un spécialiste de Boston affirme
qu’il y a 25 ans, les jeunes patients traités pour des blessures
reliées à la surutilisation constituait 10 % de sa clientèle.
Aujourd’hui, c’est environ 70 % des cas reçus en clinique.
Principal facteur identifié, la spécialisation.
Bien souvent, les athlètes ados ne pratiquent qu’un seul sport. Il
en résulte une utilisation importante de certaines parties du corps
et le sous-développement du reste de l’anatomie.
Autre facteur, l’absence de saison morte. En plus
de leur équipe scolaire, les jeunes participent à des ligues
civiles, s’inscrivent à des camps d’entraînement et font également
appel à un entraîneur privé. Enfin, ajoutez à cela des parents trop
enthousiastes (c’est un euphémisme) à l’idée de voir leur enfant
faire une carrière professionnelle.
Pour éviter ce genre de problèmes, les médecins
prescrivent des périodes de repos et la pratique de sports
différents. Certains ont aussi développé des programmes d’exercices
spéciaux pour combler les manques provenant d’un entraînement trop
spécifique.
Plus en amont du problème, on recommande la
formation des entraîneurs dans des domaines comme la biomécanique
afin de les sensibiliser aux conséquences du surentraînement.
Une voix discordante, celle du président du
Collège américain de la médecine sportive, qui, tout en admettant
qu’il y a augmentation des blessures de ce type chez les
adolescents, mentionne qu’il s’agit tout de même d’un problème moins
important que celui de l’obésité chez les jeunes. « Nous avons
besoin de voir un grand nombre d’enfants faire beaucoup plus de
sport et de voir un petit nombre en faire un peu moins »,
affirme le docteur William Roberts. |
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SANTÉ ET SÉCURITÉ

Les jeunes en ont plein le
dos
En
milieu de travail, on connaît tous les risques occasionnés par
la manipulation inadéquate de charges trop lourdes. Mais qui aurait
dit un jour qu’on devrait se préoccuper des charges transportées
à l’école par les étudiants ?
Quelques états américains envisagent de légiférer afin de
limiter le poids des manuels scolaires et de forcer les écoles à
exercer un contrôle sur le poids des sacs à dos qu’utilisent les
jeunes.
La
situation commence à être préoccupante : une étude récente de
spécialistes en chiropratique auprès de plus de 1100 jeunes
utilisateurs de sac à dos démontrait que 74,4% d’entre eux
souffraient de maux de dos. Typiquement, les maux de dos étaient
associés avec l’utilisation de sacs à dos surchargés.
Au
Québec, une enquête de Santé-Québec, datant de l’an 2000, arrivait à
la conclusion que 50% des jeunes de 13-16 ans éprouvaient des maux
de dos au moins une fois par mois.
Bien
que les avis soient partagés sur ce que devrait être la norme de
poids maximal, l’Association américaine de pédiatrie estime qu’un
jeune ne devrait pas transporter un sac à dos dont le poids total
excéderait 15 livres (6,8 kilos) et qu’on devrait limiter la charge
à tout au plus 10 à 20% du poids de l’utilisateur.
Il est
possible de se procurer de l’information et d’obtenir des conseils
par le biais de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec
(http://www.oppq.qc.ca).
La santé-sécurité au
travail, ça s'apprend tôt
Des
pays scandinaves, souvent lieu de naissance d’idées progressistes,
nous parvient une notion intéressante, celle de la promotion de la
SST dès les années de formation des jeunes.
Pour
ce faire, le Danemark a adopté une « loi sur l’environnement
d’enseignement des écoliers » dont l’objectif est d’intégrer
les grands principes de la santé et la sécurité dans les
écoles.
Le
plus récent bulletin de l’Observatoire interministériel en
ressources humaines (http://www.ccgp.gouv.qc.ca)
rapporte sous la plume de M. Gilles Lavoie, du ministère des
Transports du Québec, que les élèves danois doivent désormais
constituer des comités de sécurité dans les écoles et nommer des
délégués à la sécurité. Ces instances ont notamment comme mandat
de :
-
Permettre à tous de revendiquer le droit à un bon
environnement de travail dans les écoles;
-
Faire en sorte que l’enseignement se fasse sans création de
risques;
-
Veiller au maintien d’un environnement physique,
psychologique et esthétique raisonnable;
-
Coopérer à l’organisation de la sécurité dans
l’école.
Ici,
au Québec, la CSST a déjà mis en place des programmes de
sensibilisation à la SST auprès de diverses clientèles jeunesses,
notamment les élèves de la formation professionnelle et ceux qui se
préparent à intégrer le marché du travail.
Un peu
partout dans le monde il est démontré que le taux de fréquence des
accidents de travail est plus élevé chez les jeunes de 24 ans et
moins que chez les autres groupes de travailleurs. Toujours selon le
Bulletin de l’Observatoire interministériel, des études réalisées en
Europe indiquent que les jeunes de moins de 25 ans ont 1,4 fois plus
de chance d’avoir un accident de travail que leurs collègues plus
âgés. |
COMMUNICATION
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Que l'animateur...
anime!
Pour certains, c’est une occasion parfaite de
faire montre de leur talent de communicateur. Pour plusieurs, c’est
une version 60 minutes de l’enfer. Ce qui génère des opinions aussi
contradictoires ? La tâche d’animer une réunion de
travail.
Dans l’univers des organisations, pratiquement
tous doivent y passer un jour ou l’autre. Alors autant prendre son
parti et tenter de le faire avec autant d’efficacité que possible.
De réunion réussie en réunion réussie, vous deviendrez plus
confortables avec le médium et, surtout, moins stressés par la
tâche.
Ce qu’il faut savoir au sujet des réunions tient
en trois mots : préparation, répétition et animation.
Préparation : si vous êtes mandaté comme
leader d’une réunion, cela devient votre « spectacle ».
Alors comme pour un spectacle professionnel, on s’assure que les
invitations sont lancées à temps, que la salle sera prête, que
l’équipement requis sera disponible et que l’on a prévu… les
imprévus. Aussi à la rubrique « préparation » : vos
documents, votre contenu à communiquer et quelques éléments de
réponses aux questions que l’on peut déjà anticiper.
Répétition : en communication, répéter
n’est pas un défaut, loin de là. Alors il est de votre ressort de
faire en sorte que les principaux points d’information soient
mentionnés, qu’on y revienne, qu’on les résume en faisant la
synthèse des interventions. Et, bien sûr, on reprend l’essentiel du
message dans les propos de conclusion.
Animation : que l’animateur… anime !
Surprenez, provoquez, faites rire. Peu importe la méthode, il
importe que vous gardiez votre groupe intéressé. Assurez-vous de
changer le rythme. Par exemple, alternez les portions d’information
avec du travail en petite équipe. Également dans vos tâches; le
contrôle des dissipés. Surtout ne les ignorez pas, cela ne fera que
les inciter à en mettre davantage. Parlez-leur directement,
trouvez-leur un travail (secrétaire de réunion, chargé du chrono,
n’importe quoi). À l’extrême, chassez-les de la réunion, mais
surtout ne les laissez pas « pirater » une session de
travail.
On ne naît pas animateur : on le devient.
Les meilleurs dans le domaine font montre de trois grandes
qualités : de la poigne, de l’humour et de l’écoute. |
BONNE IDÉE
?
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Nouvelle rubrique dans le courrier du Mieux-être.
Périodiquement nous attirerons votre attention sur des idées
bizarres, inédites, voire carrément stupides ! La quête du
Mieux-être s’incarne de bien des façons…
Bière et café, un
seul breuvage
Un
nouveau produit de la brasserie américaine Anheuser-Busch laisse
songeur quant à sa finalité : la « B + E » (pour
Budweiser + Extr a) est une bière, additionnée de caféine ! Il ne
s’agit pas du premier essai d’un mélange bière et café, toutefois
jusqu’ici seules quelques brasseries artisanales se sont aventurées
sur cette piste.
Le
rationnel (si on peut utiliser le terme ici…) derrière cette idée
est que les buveurs de bière accueilleront avec enthousiasme un
produit qui leur permettra de continuer à boire sans s’endormir.
L’approche plus simple, ralentir le rythme de consommation, ne
semble pas dans les plans de l’équipe marketing
d’Anheuser-Busch…
Les
tests de consommation ont démontré un petit problème avec la B +
E : son goût est infect ! Les comparaisons vont du sirop
pour la toux jusqu’à l’orangeade, mais, en tout cas, rien qui ne
ressemble à une bière. Le scepticisme est donc permis
quant à la viabilité du produit.
Tant
qu’à y être, pourquoi ne pas mettre sur le marché un produit
vraiment utile : une bière additionnée de glucosamine ?
Comme ça les hockeyeurs de ligues de garage pourraient siroter leur
breuvage d’après match, tout en prenant soin de leurs vieux genoux.
Avis aux brasseurs, le rédacteur du courrier sera intraitable
sur son brevet d’invention ! |
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LE
NOMBRE...

350
350 calories par jour.
C’est le surplus de calories moyen dépensé chaque jour pour des
petits gestes aussi simples que bouger un peu pendant une réunion,
se lever pour s’étirer dans son bureau, changer les canaux de
télé directement sur le récepteur au lieu d’utiliser la
télécommande, etc.
Des
chercheurs de la célèbre clinique Mayo se sont penchés sur ce qu’on
pourrait appeler la « petite » activité physique, celle du
quotidien. Les résultats sont impressionnants. Le nombre de calories
ainsi dépensées est si important qu’à lui seul il pourrait
constituer un puissant outil de lutte contre l’obésité.
Nous y
reviendrons dans le prochain numéro du courrier du
Mieux-être.

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Des idées
d'affiches SST
Vous aimeriez
voir traiter un sujet particulier dans les affiches et
feuillets Olympe ? La parole est à vous. Nous sommes
à compléter la liste des thèmes 2006. Faites-nous part de vos
suggestions en écrivant à olympe@olympe.com
Pour récompenser
les auteurs de suggestions retenues, nous avons pensé à un
cadeau très particulier, soit un exemplaire
« personnalisé » de l’affiche réalisée à partir de
cette idée : sur une affiche qui demeurera unique, le
visage du personnage Olympe sera celui, caricaturé à partir
d’une photo, de l’auteur de la suggestion.
Voilà de quoi
rehausser votre niveau de popularité auprès du sexe opposé,
attirer l’attention de vos supérieurs en vue d’une promotion
et faire de vous un individu « tout full cool » aux
yeux des plus jeunes !
Allez, qu’est-ce
que vous attendez pour mettre en marche la machine à
idées ?
Faites circuler ce
courrier
Le courrier
du Mieux-être Olympe est écrit pour vous… et pour toutes les
personnes que vous désirez informer des dernières tendances en
matière de Mieux-être en milieu de travail
Si vous désirez
abonner une connaissance, faites-le nous savoir en écrivant à
olympe@olympe.com
Également,
n’hésitez pas à le faire circuler dans votre organisation. Pas
besoin de demander d’autorisation, toutefois nous
apprécierions en être informés afin de garder bien à jour nos
statistiques de circulation.
Le courrier
du Mieux-être Olympe est publié 6 fois par année. Faites nous
parvenir vos commentaires et suggestions à l’adresse
électronique ci-haut
mentionnée.
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